Actualites et analyses sur accord-cadre
Revue de presse : le Liban cherche à redéfinir la sécurité du Sud autour...
Armée, négociations avec Israël et après-Finul convergent vers une même question : qui assurera demain la sécurité du Liban-Sud ? Paris prépare le renforcement des forces libanaises tandis que Washington maintient le dialogue avec Israël. Beyrouth cherche ainsi un nouvel équilibre fondé sur souveraineté, négociation et montée en puissance de l’État.
Michel Issa, l’ambassadeur qui bouscule les codes : jusqu’où va réellement sa marge de...
De Beyrouth à Israël puis au Liban-Sud, Michel Issa multiplie déplacements et initiatives diplomatiques. L’ambassadeur américain devient un acteur central des négociations sur les zones pilotes, l’armée, les détenus et Israël. Derrière cette diplomatie de terrain demeure une question : quelle autonomie Washington lui accorde-t-il réellement dans cette médiation régionale complexe ?
Zawtar al-Gharbiyah, laboratoire du Sud : derrière la visite américaine, un modèle sécuritaire se...
À Zawtar al-Gharbiyah, la visite de l’ambassadeur américain Michel Issa révèle les contours d’une expérimentation stratégique au Liban-Sud. Retrait israélien, déploiement de l’armée, retour des habitants et reconstruction pourraient former un modèle reproductible, tandis que Beyrouth, Washington et Israël divergent encore profondément sur les critères définissant réellement une zone sécurisée.
Nabih Berri : « L’accord-cadre est tombé »
Nabih Berri livre vendredi 11 septembre l’un de ses diagnostics les plus pessimistes sur la situation libanaise. Le président de la Chambre affirme ne pas être optimiste et considère que « l’accord-cadre est tombé ». Il juge désormais les initiatives diplomatiques à leurs résultats sur le terrain, alors que morts et destructions se poursuivent au Sud-Liban. Berri maintient parallèlement un soutien appuyé à l’armée libanaise, qu’il présente comme une institution fondamentale de la construction de l’État.
Nawaf Salam face aux 57 griefs de l’opposition
Gebran Bassil réclame une séance publique de contrôle du gouvernement de Nawaf Salam autour d’un dossier de 57 points. Au-delà des réformes, le président du Courant patriotique libre veut obtenir des réponses précises sur la guerre, les armes et les documents liés aux arrangements sécuritaires. L’offensive rappelle la séance de juillet 2025, lorsque Bassil avait demandé un vote de confiance et vu 69 députés soutenir le gouvernement. Cette fois, l’épreuve portera aussi sur la capacité de l’opposition à élargir ses rangs.
Revue de presse : le sud du Liban entre la bataille d’Ali al-Taher et...
Ali al-Taher cristallise les tensions au sud du Liban entre menace militaire israélienne, détermination du Hezbollah et efforts diplomatiques. Alors que Washington tente de préserver les négociations de Rome, Joseph Aoun mobilise ses partenaires internationaux et la FINUL alerte sur une situation sécuritaire toujours plus fragile sur le terrain frontalier.
Aoun défend les négociations malgré leur suspension
Joseph Aoun affirme que les négociations entre le Liban et Israël progressent et restent préférables à une nouvelle guerre. Le président assure que Beyrouth n’acceptera le maintien d’aucun soldat israélien sur son territoire et constate une diminution des attaques depuis la signature de l’accord-cadre. Ses déclarations interviennent toutefois alors que les discussions directes sont suspendues depuis la septième rencontre de Rome, achevée sans nouveau retrait israélien et sans date convenue entre les parties pour la prochaine session.
Sud-Liban : qui surveillera l’accord ?
Le retrait israélien et le déploiement de l’armée libanaise dans les zones pilotes exigent un intermédiaire international. L’Italie est évoquée pour une mission de terrain, tandis que l’Allemagne propose une force européenne après la fin du mandat de la FINUL. Les États-Unis devraient conserver la direction politique du processus. Le futur dispositif devra vérifier les retraits, transmettre les renseignements et publier les violations, sans disposer d’un pouvoir direct de fouille dans les propriétés privées.
Hezbollah : le choix face au désarmement
Le Hezbollah maintient son refus de remettre ses armes avant le retrait de l’armée israélienne et l’arrêt des opérations au Liban. Les États-Unis placent pourtant le désarmement du mouvement au centre de leur soutien politique, militaire et économique à Beyrouth. Le gouvernement doit appliquer l’accord-cadre sans provoquer une confrontation intérieure. Avec Nabih Berri, le parti a choisi de rester au sein du cabinet afin de préserver son influence et de négocier les prochaines étapes depuis les institutions.
L’accord-cadre peut-il empêcher une nouvelle guerre au Liban ?
L’accord-cadre négocié sous médiation américaine est présenté comme la principale voie pour éviter une nouvelle guerre au Liban. Son application reste toutefois menacée par les désaccords sur le retrait israélien, les fouilles de propriétés privées, le rôle de l’armée libanaise et les armes du Hezbollah.
Revue de presse : le Liban entre l’épreuve des négociations et l’escalade autour du...
Le Liban affronte simultanément l’épreuve des négociations avec Israël et les conséquences de l’escalade entre Washington et Téhéran autour du détroit d’Ormuz. Retrait israélien, déploiement de l’armée, réunion de Rome, risques économiques et tensions régionales placent Beyrouth devant des choix diplomatiques et sécuritaires décisifs pour son avenir immédiat.
Raji à Nicosie : souveraineté libanaise et pari post-FINUL
La visite de Youssef Raji à Chypre replace l’après-FINUL au centre de la diplomatie libanaise. Le président Nikos Christodoulides a proposé une cellule de coopération associant Chypre, le Liban et la France pour préparer la transition au Sud-Liban. Mais cette initiative, utile sur le plan européen, révèle surtout les fragilités de Beyrouth : monopole des armes, rôle du Hezbollah, capacité de l’armée et risque de dépendance à des dispositifs internationaux.
Visite d’Aoun aux États-Unis : cap d’État
Joseph Aoun aborde sa prochaine visite aux États-Unis dans une séquence marquée par l’attentat de Damas, les attaques israéliennes au Sud et les débats sur l’accord-cadre. Le président libanais veut obtenir une pression américaine plus nette sur Israël, tout en affirmant que l’État doit reprendre le monopole de la décision sécuritaire. À Baabda, il a aussi relié la stabilité politique aux réformes financières, notamment la réorganisation des banques et le traitement de la brèche financière.
Liban : l’armée prise dans le bras de fer politique
Le commandant de l’armée libanaise, Rodolphe Haykal, fait l’objet de pressions croissantes dans le contexte de l’accord-cadre avec Israël et des demandes de désarmement du Hezbollah. Aucun limogeage n’a été annoncé, mais des scénarios de démission ou de remplacement circulent dans plusieurs milieux politiques. Nabih Berri a publiquement mis en garde contre toute tentative de toucher à l’armée, qualifiée de ligne rouge pour la stabilité nationale.















