Actualites et analyses sur Nawaf Salam
Nawaf Salam lance une réforme globale de l’État et renforce la sécurité aéroportuaire
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam accélère la cadence. Du renforcement de la sécurité à l’aéroport de Beyrouth à la relance du centre de formation CERSA, en passant par la réforme de l’État, la refonte bancaire et la relance du dialogue social, le gouvernement multiplie les initiatives. Accueilli favorablement par les syndicats, appuyé par la France et les agences de l’ONU, Nawaf Salam veut bâtir une gouvernance solide, tournée vers la transparence, la compétence et la reconstruction. Un pari ambitieux au cœur d’un Liban en quête de stabilité.
Les élections municipales comme miroir de la crise institutionnelle libanaise
Les élections municipales de 2025 au Liban illustrent les dysfonctionnements structurels des institutions locales. Marquées par une faible participation, une forte ingérence partisane et l’absence de réformes juridiques, elles révèlent l’érosion de la légitimité des conseils municipaux. Le processus électoral reste dominé par des logiques clientélistes, sans cadre de transparence ou de participation citoyenne formalisée. Cette situation prolonge les blocages de l’État central au niveau local, dans un climat de méfiance croissante.
Financement irakien : une ligne de crédit entravée
Le crédit énergétique de 1,2 milliard de dollars accordé par l’Irak au Liban reste en grande partie inutilisé. Ce blocage administratif révèle les tensions internes au sein du gouvernement libanais et l'incapacité à mettre en œuvre une politique énergétique structurée, malgré l'urgence des besoins en carburant.
Nawaf Salam : une tournée sécuritaire à portée politique
En mai 2025, le Premier ministre Nawaf Salam a entrepris une tournée dans la Bekaa et les zones frontalières, soulignant le rôle central de l'armée dans la souveraineté nationale et la nécessité d'encadrer les processus électoraux. Cette visite met en lumière les enjeux sécuritaires, institutionnels et politiques au cœur de l'État libanais.
Frappes israéliennes à Nabatieh : le Liban dénonce une escalade majeure et annonce le...
Le 8 mai 2025, Nabatieh a été la cible de violentes frappes aériennes israéliennes. Une personne a été tuée, huit autres blessées. Les attaques, dénoncées par Beyrouth comme une violation flagrante du cessez-le-feu, ont semé la panique parmi les civils et détruit plusieurs zones boisées. Joseph Aoun et Nawaf Salam ont réclamé une réaction internationale. Le Liban alerte sur les risques d’escalade dans un contexte régional déjà instable.
Voyage au Liban : l’Arabie saoudite prévoit de lever l’interdiction dès l’Aïd al-Adha
L’Arabie saoudite s’apprête à lever l’interdiction de voyage vers le Liban dès l’Aïd al-Adha, le 6 juin 2025. Cette décision, en cours d’évaluation par une délégation technique saoudienne attendue à Beyrouth, relancerait les flux touristiques et symboliserait le réchauffement des relations entre les deux pays après des années de tensions. Le Liban espère que ce geste incitera les autres pays du Golfe à faire de même.
Deux vols symboliques marquent une reprise diplomatique majeure
#ECO: Le 7 mai 2025, deux vols commerciaux des Émirats arabes unis ont atterri à Beyrouth, marquant la reprise officielle des liaisons aériennes interrompues depuis 2021. Cette décision, consécutive à une rencontre entre Joseph Aoun et Mohamed ben Zayed, symbolise le réchauffement des relations entre Beyrouth et Abu Dhabi. Elle ouvre la voie à un retour massif des touristes du Golfe et pourrait influencer les autres pays du CCG à suivre l’exemple. Le Liban espère transformer ce moment en point de départ pour une relance touristique et diplomatique régionale.
Le Liban rassure les pays du Golfe : Nawaf Salam en première ligne pour...
Le Premier ministre Nawaf Salam a rencontré les ambassadeurs des pays du Golfe pour leur présenter les mesures prises afin d’assurer un été sûr aux visiteurs arabes au Liban. Des dispositifs sécuritaires renforcés, une coopération totale des agences de l’État et une volonté diplomatique claire visent à lever les dernières craintes et favoriser un retour massif des touristes du CCG, un enjeu économique vital pour le pays.
Levée progressive des interdictions de voyage vers le Liban : les pays du Golfe...
#FOCUS:
Après trois ans de gel diplomatique, les Émirats arabes unis autorisent à nouveau leurs ressortissants à voyager au Liban, amorçant une détente avec le Golfe. Ce mouvement pourrait être suivi par d'autres pays du CCG, à la suite de mesures sécuritaires prises par Beyrouth à l’aéroport international. Cette réouverture représente une bouffée d’air pour l’économie libanaise, avec l’espoir d’un retour des touristes et d’un redémarrage progressif des investissements arabes.
L’impact du vide haririen sur la représentation sunnite locale
#POLITIQUE: Le retrait de Saad Hariri a laissé un vide politique durable dans la représentation sunnite. Face à l’absence de leadership structurant, les élections municipales de 2025 voient émerger de nouvelles alliances locales, souvent soutenues par la Jamaa Islamiya ou des figures indépendantes. Les mosquées, les réseaux associatifs et les donateurs du Golfe tentent d’influencer cette recomposition. Mais l’État reste en retrait et la diaspora haririenne inactive, laissant la communauté en quête d’un nouveau cap.
Les tensions institutionnelles autour des nominations diplomatiques
#NOMINATIONS: Le blocage des nominations diplomatiques illustre les tensions entre les institutions libanaises et les partis politiques. Alors que Joseph Aoun plaide pour des choix basés sur la compétence, les partis insistent sur des équilibres confessionnels. Ce bras de fer paralyse la représentation libanaise à Riyad, Paris ou Le Caire. Le gouvernement échoue à imposer des solutions transitoires. Ce blocage chronique alimente la perception d’un État incapable de défendre ses intérêts dans les enceintes internationales.
PRESSE: Hezbollah, État et sécurité : un triangle d’instabilité ?
Dans la #PRESSE: Le rapport entre l’État libanais et le Hezbollah demeure une source de tension sécuritaire. Tandis que l’organisation chiite affirme combler les lacunes institutionnelles, plusieurs responsables dénoncent l’absence d’une doctrine de défense unifiée. Nawaf Salam tente de maintenir l’équilibre politique, malgré les critiques de Naim Kassem. La sécurité nationale reste tiraillée entre coordination et confrontation, dans un contexte de pression régionale accrue. Le Liban cherche une stratégie qui réconcilierait souveraineté et efficacité.
Joseph Aoun et la diplomatie de la frontière : une stratégie d’équilibre dans la...
#ANALYSE: Le président Joseph Aoun intensifie sa diplomatie pour obtenir le retrait israélien des zones contestées au sud du Liban et relancer les mécanismes multilatéraux de cessez-le-feu. Il lie stabilité économique et retour des réfugiés syriens, plaidant pour une levée des sanctions contre Damas. À travers des alliances régionales actives, il tente de repositionner le Liban comme un acteur institutionnel crédible dans une région sous tension. Sa stratégie marque une rupture avec l’immobilisme diplomatique passé.














