Hind Rajab : Israël reconnaît des tirs et ouvre une enquête
L’armée israélienne reconnaît pour la première fois que ses soldats ont ouvert le feu sur la voiture dans laquelle se trouvait Hind Rajab, une Palestinienne de 5 ans tuée à Gaza en janvier 2024. Cette nouvelle version contredit les premières conclusions israéliennes, selon lesquelles aucune unité ne se trouvait suffisamment près du véhicule pour tirer. Plus de deux ans et demi après les faits, la police militaire israélienne ouvre désormais une enquête pénale sur la mort de l’enfant et sur l’attaque contre l’ambulance venue la secourir.
Liban : les cinq verrous de l’économie réelle
L’amélioration des indicateurs financiers ne suffira pas à remettre durablement l’économie libanaise sur pied. Même avec une restructuration bancaire et une remontée des obligations souveraines, les entreprises restent confrontées au coût de l’électricité, aux infrastructures défaillantes, au manque de crédit, aux difficultés d’accès aux marchés extérieurs et au risque sécuritaire. Cinq indicateurs permettront de déterminer si la stabilisation financière commence réellement à se transformer en reprise productive pour les entreprises et les ménages.
À Roumieh, le confort accordé à Riad Salamé interroge
La justice libanaise a autorisé Riad Salamé à installer un climatiseur, un téléviseur, une table et une chaise dans sa cellule de Roumieh. L’épisode serait secondaire s’il ne concernait pas l’homme qui a dirigé la Banque du Liban pendant trente ans et dont le mandat reste indissociable de l’histoire du système financier effondré en 2019. La question n’est pas de contester son droit à des conditions dignes, mais de savoir si les mêmes possibilités sont réellement accessibles aux autres détenus.
Cisjordanie : des Palestiniens marqués de numéros
L’armée israélienne a reconnu que des soldats avaient inscrit des numéros directement sur des Palestiniens interrogés le 17 août 2026 à Qabatiya, en Cisjordanie occupée. Un homme est notamment apparu avec le numéro « 44 » écrit sur le front. L’incident, déjà précédé d’un cas similaire à Jénine en avril, a provoqué des réactions en Israël et à l’étranger ainsi qu’un parallèle avec les matricules des camps nazis. Cette comparaison éclaire le symbole de déshumanisation sans permettre d’assimiler les deux contextes historiques.
Berri lie le déploiement de l’armée au retrait israélien
Nabih Berri affirme pouvoir garantir le déploiement immédiat de l’armée libanaise au sud du Litani si Israël cesse ses opérations et se retire jusqu’à la frontière internationale. Le président de la Chambre ajoute que l’armée serait alors la seule force chargée de la sécurité et la seule à posséder des armes dans cette zone. Adressée à une délégation américaine, cette proposition place Washington devant une équation précise : obtenir le retrait israélien en contrepartie d’un monopole militaire de l’État libanais dans le Sud.
Armée libanaise : Macron invite Aoun à Paris
Emmanuel Macron a invité Joseph Aoun à participer le 17 septembre 2026 à Paris à une réunion préparatoire de la conférence internationale de soutien aux forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure. Des délégations militaires et des experts de plusieurs pays doivent y définir les besoins avant la mobilisation des contributeurs. L’enjeu dépasse l’aide matérielle : l’extension de l’autorité de l’État et le monopole des armes supposent une armée capable de tenir durablement le terrain.
Israël prépare les exécutions de prisonniers palestiniens
Itamar Ben-Gvir a annoncé le 18 août 2026 la construction d’une installation destinée aux pendaisons dans une aile pénitentiaire réservée aux futurs condamnés à mort. Cette décision concrétise la loi adoptée en mars par la Knesset, vivement critiquée par les Nations unies et plusieurs gouvernements pour son caractère jugé discriminatoire envers les Palestiniens. Le contraste est particulièrement marqué avec le Liban, où le Parlement a voté le 11 août l’abolition de la peine capitale après vingt-deux années sans exécution.
Joseph Aoun à Rome : l’Italie, partenaire clé du Liban
La visite de Joseph Aoun à Rome intervient alors que l’Italie occupe une position particulière dans le dossier libanais. Présente au sein de la Finul, partenaire ancien de l’armée et désormais pays d’accueil de discussions libano-israéliennes, elle combine présence sur le terrain et capacité diplomatique européenne. Beyrouth ne cherche pas à remplacer le canal américain par Rome, mais à disposer d’un second point d’appui occidental pour accompagner les arrangements sécuritaires et préparer leur lendemain politique et économique.
Nawaf Salam face aux 57 griefs de l’opposition
Gebran Bassil réclame une séance publique de contrôle du gouvernement de Nawaf Salam autour d’un dossier de 57 points. Au-delà des réformes, le président du Courant patriotique libre veut obtenir des réponses précises sur la guerre, les armes et les documents liés aux arrangements sécuritaires. L’offensive rappelle la séance de juillet 2025, lorsque Bassil avait demandé un vote de confiance et vu 69 députés soutenir le gouvernement. Cette fois, l’épreuve portera aussi sur la capacité de l’opposition à élargir ses rangs.
Liban : l’ex-général syrien Adel Issa sera extradé
La justice libanaise a décidé le 18 août 2026 de remettre aux autorités syriennes l’ancien général Adel Issa, arrêté au Liban dix jours plus tôt. Le procureur général près la Cour de cassation, Ahmad Rami al-Hajj, a estimé que les conditions de remise prévues par la convention judiciaire libano-syrienne de 1951 étaient réunies. Ancien responsable militaire sous Bachar al-Assad, Adel Issa est notamment accusé par la justice syrienne de meurtres et de crimes contre l’humanité. Il doit être transféré à la frontière sous la responsabilité des services libanais.
Liban : les banques pèsent sur la compétitivité
La perte de compétitivité des produits libanais devient plus visible avec le recul de la demande en provenance des pays du Golfe. Les producteurs cumulent une énergie chère, des infrastructures déficientes et surtout un accès au crédit profondément réduit depuis la crise bancaire de 2019. Six ans après l’effondrement financier, les banques ne financent toujours pas normalement l’investissement productif. Cette situation limite la modernisation des entreprises et leur capacité à conquérir de nouveaux marchés au moment où leurs débouchés traditionnels deviennent moins dynamiques.
Amnistie : les familles d’Abra font pression sur Aoun
Les familles des militaires tués lors des affrontements d’Abra préparent une mobilisation contre la loi d’amnistie générale adoptée par le Parlement libanais le 12 août 2026. Elles veulent demander à Joseph Aoun de renvoyer le texte devant les députés et envisagent, avec des parlementaires opposés à certaines dispositions, une saisine du Conseil constitutionnel. Leur démarche intervient après les réserves exprimées par l’armée et la crise qui a marqué le vote du texte. Au centre du conflit figure la possibilité que des réductions de peine bénéficient à des personnes impliquées dans des attaques contre des militaires.
Joseph Aoun défend le maintien de la Finul au Liban
Le président Joseph Aoun a défendu lundi 17 août 2026 la prolongation du mandat de la Finul dans le sud du Liban, qui doit expirer le 31 décembre. Recevant une initiative parlementaire et une pétition en faveur de la force internationale, il a présenté son renouvellement comme le premier choix de Beyrouth. En cas d’échec, le chef de l’État souhaite qu’une nouvelle formule juridique permette de conserver des forces internationales aux côtés de l’armée libanaise. Sa déclaration intervient alors que les tirs israéliens ont repris dans le Sud et que la situation sécuritaire reste fragile.
Liban : Washington tente de contenir l’escalade
Les frappes israéliennes ayant tué deux commandants du Hezbollah dans le sud du Liban auraient constitué une sévère mise en garde adressée au mouvement, selon une source diplomatique. Des contacts de haut niveau entre Beyrouth et Washington auraient ensuite permis d’éviter une riposte immédiate du Hezbollah. Joseph Aoun, Nabih Berri et Nawaf Salam ont été impliqués dans les efforts de désescalade. Mais la situation reste particulièrement fragile autour des hauteurs stratégiques d’Ali al-Taher, près de Nabatiyé, où une extension des combats est désormais redoutée.




















