Actualites et analyses sur crise économique
Le Ramadan relance les séries libanaises
#CULTURE: L’industrie audiovisuelle libanaise retrouve un souffle pendant Ramadan, avec des séries comme "Al Hayba" et "Lil Mawt" qui captent des millions de spectateurs. Diffusées sur LBCI, MTV et Shahid, ces productions surmontent la crise économique grâce à des récits ancrés et une présence numérique croissante. Face à une concurrence affaiblie, elles pourraient repositionner le Liban comme un acteur clé du marché télévisuel arabe.
Hassan Fadlallah: Qu’attend l’État pour libérer les terres?
#ACTU: Hassan Fadlallah, député Hezbollah, soutient un État fort et souverain pour gérer guerre et paix au Liban, pressant l’État de libérer les territoires occupés par Israël. "Qu’attend l’État ?", demande-t-il, alors que Joseph Aoun et Nawaf Salam insistent sur le monopole des armes. Dans un Liban en crise, avec 80 % de la population sous le seuil de pauvreté, ce débat pourrait redéfinir les rôles de l’État et de Hezbollah.
Cyberattaques au Liban : les banques sous assaut, mais reste-t-il vraiment quelque chose à voler ?
#CHRONIQUE: Les banques libanaises subissent des cyberattaques sophistiquées, perturbant les transactions en ligne en exploitant des failles connues. "Le gouverneur de la Banque du Liban appelle à renforcer la cybersécurité", alors que fraudes et vols de données explosent. Dans un pays en crise où l’argent est rare, ces attaques menacent une confiance publique déjà fragile, ironique quand on se demande ce qu’il reste à voler dans ce système en ruine.
Walid Joumblatt : un appel urgent à la refonte du Liban
#POLITIQUE: Walid Joumblatt appelle à une "réforme politique radicale" pour sortir le Liban de l’impasse, dans Nahar, lors d’un colloque sur l’avenir du pays. Dans Al Joumhouriyat, il confesse : "Les jeunes doivent reprendre leur destin en main, nous avons échoué à leur offrir un avenir." Face à une crise économique et politique sans fin, avec un Liban sans président depuis 2022, il critique un système confessionnel paralysé et passe le relais à la jeunesse.
La croissance réelle du Liban chute à -7 % en 2024
STATS: En 2024, le PIB réel du Liban chute de 7 %, après -1,1 % en 2023, selon l’IIF, plombé par le conflit Hezbollah-Israël (3,4 milliards USD de dommages). La consommation privée recule de 14,9 %, malgré un PIB nominal à 32,8 milliards USD (taux de 89 500 LBP/USD). Les réserves de la BdL, à 10,7 milliards USD début 2024, tombent de 391 millions en octobre, dans un contexte de crise bancaire et sociale.
La dollarisation atteint 99,1 % des dépôts privés et 97,7 % des prêts privés...
#BANQUES: En 2024, au Liban, 99,1 % des dépôts privés (91,7 milliards USD) et 97,7 % des prêts (17,2 % du PIB) sont en devises, contre 96,3 % et 90,9 % en 2023, selon l’IIF. Dans un contexte de crise bancaire, de dévaluation (89 500 LBP/USD) et de conflit Hezbollah-Israël, la livre est marginale. Les réserves de la BdL, à 10,7 milliards USD début 2024, ont chuté de 391 millions en octobre.
Hausse du salaire minimum au Liban : un remède au pouvoir d’achat ou une bombe inflationniste ?
#FOCUSECO: Un projet de loi au Liban propose un salaire minimum à 550 dollars pour relancer le pouvoir d’achat face à l’inflation. Mais cette mesure risque d’alimenter une spirale inflationniste et de détruire des emplois dans un secteur privé exsangue, incapable de suivre. Loin de doper la consommation durablement, elle pourrait creuser les inégalités et aggraver la crise, faute d’un plan économique solide dans un pays en ruines.
Élections municipales au Liban : un scrutin en quatre phases dès le 4 mai
#ELECTIONS: Le ministre de l’Intérieur Ahmad al-Hajjar a annoncé le 4 mars 2025 que les élections municipales au Liban débuteront le 4 mai, en quatre phases. Alors que le sud, dévasté par la guerre, pose un défi logistique, une étude est en cours pour y adapter le scrutin. Hajjar insiste sur la transparence et la souveraineté, dans un pays en crise cherchant à relancer sa gouvernance locale face aux pressions internes et externes.
Où est l’or du Liban : Beyrouth, Fort Knox ou ailleurs ?
#DOSSIER: Où est l’or du Liban ? Sur 286,8 tonnes, une part serait à Fort Knox, le reste à Beyrouth. Face à la crise et aux guerres commerciales de Trump en 2025, le Liban s’interroge, comme l’Allemagne qui a rapatrié son or. La loi n° 42 interdit sa vente sans vote parlementaire, compliquant les options. Entre souveraineté et dépendance, cet actif de 23 milliards reste un mystère dans un monde incertain.
Essence en chute au Liban : une baisse sous surveillance
#ECO: Les prix des carburants baissent au Liban ce 4 mars 2025 : l’essence 95 et 98 octane perdent 7 000 livres, le mazout 2 000, tandis que le gaz reste à 1 115 000 livres. Une détente liée aux marchés pétroliers et au taux de change offre un répit fragile. Dans une économie exsangue, cette réduction soulage sans régler les failles structurelles d’un pays dépendant et exposé.
L’édition numérique : une révolution pour les auteurs libanais et arabes ?
L’édition numérique offre une issue aux auteurs arabes face à une édition traditionnelle en crise, du Liban à l’Égypte. Joumana Haddad, Tahar Ben Jelloun et Mohammed Hasan Alwan exploitent Kindle ou Wattpad pour toucher un public mondial, mais piratage, monétisation faible et fracture numérique freinent ce virage. Dans une région en proie à l’instabilité, le digital promet une survie littéraire, sans garantir une renaissance face aux défis structurels.
Le Liban : vers un renouveau comme hub commercial régional?
#PERSPECTIVE: Le #Liban peut redevenir un hub en renforçant ses échanges avec le Golfe et l’Europe. Si le Golfe échoue, le hinterland (Syrie, Irak, Iran) offre un volume et un chiffre d’affaires supérieurs malgré les défis. Dubaï a supplanté Beyrouth depuis 1970. Beyrouth et Tripoli peinent face à Haïfa et Suez, mais avec investissements et stabilité, le Liban pourrait relier ces marchés, défiant logistique et politique.
Revue de presse du 01/03/25: Trump et Zelensky, un clash diplomatique inédit
Le Liban traverse une crise multidimensionnelle affectant son économie, sa politique et sa société. La livre libanaise s’effondre, la corruption freine la justice et les négociations avec le FMI stagnent. Les coupures d’électricité paralysent le pays, tandis que la pauvreté atteint des niveaux alarmants. Les manifestations se multiplient et les artistes tentent de préserver la culture.
Le Liban au bord du gouffre : l’Europe coupe-t-elle les vivres ?
Ce 1er mars 2025, l’UE menace de couper son aide au Liban sans réformes – bancaire, anti-corruption, énergétique – refusant un réseau corrompu. Avec 70 milliards $ perdus et 1,5 million de réfugiés syriens, Beyrouth défie Bruxelles sur les retours forcés. Pilier à 3,5 milliards € depuis 2011, l’Europe pourrait lâcher un pays où 82 % sont pauvres. Aoun peut-il plier sans briser son fragile équilibre ?















